Le Droit à l’Oubli à l’ère de l’IA Générative
Débat juridique : comment appliquer les principes du RGPD aux modèles d'apprentissage automatique de grande échelle.
À l’heure où les intelligences artificielles mémorisent et reproduisent d’immenses volumes de données, le droit à l’oubli devient un véritable défi.
Initialement conçu pour protéger la vie privée sur Internet, ce droit se heurte aujourd’hui à des modèles d’IA capables d’apprendre à partir de milliards de contenus… sans jamais vraiment oublier.
Contrairement aux bases de données classiques, une IA ne peut pas effacer une information spécifique : elle l’a déjà intégrée dans sa logique interne.
Résultat : même supprimée du web, une donnée personnelle peut continuer à influencer les réponses d’un modèle.
Face à cette mémoire “éternelle”, juristes et chercheurs appellent à créer un « droit à l’oubli algorithmique » un cadre capable d’obliger les IA à “désapprendre” certaines données, tout en garantissant transparence et protection de la vie privée.
Entre innovation technologique et respect des droits fondamentaux, le défi est clair : apprendre à faire oublier aux machines ce que les humains ont le droit d’effacer.